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 Lizeth Heliandil

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Myrhendil

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Sam 12 Mar - 4:30

Waouhh ! Ca bouge !

On échange le miel contre du sang ! Enfin, plutôt des os et de la cendre dans les Galgals.
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Lizeth

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 14 Mar - 0:25

BG#30

Amynduilas était en train de marcher devant moi et éclairait les couloirs avec la torche qu'il portait à la main. Il avait son épée dans l'autre et n'hésitait pas à s'arrêter s'il venait à entendre le moindre bruit. Derrière lui, je surveillais nos arrières. Faute d'avoir mon arc - il était resté en surface - j'avais moi aussi dégainé mon épée et la tenais fermement de ma main valide. Depuis bientôt une heure, nous tournions dans le labyrinthe de couloirs sombres et humides de l'un des tombeaux des Hauts des Galgals, et j'avais commencé à ressentir une certaine gêne d'abord dans mon avant-bras là où le chien noir avait planté ses crocs, puis dans la main. Cela commençait à m'inquiéter.

- Dis-moi Amyn, crois-tu que nous retrouverons Moela saine et sauve ? lui demandai-je au bout d'un moment, pour me changer les idées.

Amyn s'arrêta et se retourna vers moi. Son visage était baigné dans la lumière de sa torche et son regard était plutôt serein. Je me doutais bien qu'il devait être préoccupé. Mais il réussissait à bien le cacher.

- Non, je ne le crois pas, répondit-il calmement. J'en suis certain.
- Tu en es certain ? répliquai-je, interrogative mais sincère.
- Oui, je peux le sentir, affirma-t-il, et devant mon air étonné, il reprit. Nous sommes tous doués pour quelque chose, de manière plus approfondie et personnelle. Par exemple, tu as la capacité d'être très adroite au tir à l'arc, n'est-ce pas ? Et bien dans mon cas, si je me concentre assez, je peux ressentir la présence des gens. Si Moela n'était plus de ce monde, je le sentirais.
- Oh ! C'est... une bonne nouvelle, je présume. Je suppose que tu ne peux pas utiliser ce... pouvoir pour savoir exactement où elle se trouve ?
- Je ne peux pas, non.

Sur ces dernières paroles, il m'adressa un sourire qui me sembla triste, se retourna et continua sa route. Au bout de quelques minutes, nous débouchâmes dans une petite pièce. Il y avait quelques statues contre les murs et le plafond n'était pas très haut. Amynduilas alluma un brasero dans un coin avant d'inspecter les environs. Après avoir fait moi-même le tour de la salle, je soupirai.

- Encore un cul-de-sac, murmurai-je.
- Il doit faire nuit dehors, nous devrions nous reposer et manger quelque chose. J'ai quelques biscuits et des fruits secs. Le reste se trouve malheureusement dans les sacoches de voyage sur ma monture.

J'allais lui répondre que cela irait quand j'eus un drôle de pressentiment. J'avais l'impression qu'on nous observait. La pièce, comme tout dans ce tombeau d'ailleurs, était silencieuse et il me semblait particulièrement étrange de ne pas avoir rencontré d'ennemi sur notre passage. J'allais faire part de mes observations à Amynduilas quand ma vue se brouilla. Le mur sur ma droite commença à danser et pour ne pas tomber je m'appuyai contre lui.

- Oooh, dis-je en respirant un grand coup.
- Rosalynd ? Hé, que se passe-t-il ?

Je dus avoir un petit moment d'absence car je ne vis pas Amynduilas venir à ma rencontre. Quand je revins à moi, il me touchait le front et ne prenait plus la peine de cacher son inquiétude.

- Tu es brûlante de fièvre, qu'est-ce...
- Mon bras... réussis-je à articuler.

Il me souleva la main pour l’inspecter mais je ne sentis pas la sienne.

- Une morsure de barghest... Rosalynd, pourquoi n'as-tu rien dit ?
- Je... pas... t'inquiéter.

J'entendais et comprenais parfaitement Amynduilas, mais je n'arrivais pas à formuler correctement mes phrases.

- C'est infecté... maugréa-t-il avant de retourner vers son sac à dos.

Je le vis fouiller à l'intérieur et revenir avec une gourde d'eau, un linge clair, et un petit pot en bois. Il nettoya mes plaies avant de les recouvrir d'une pâte provenant de son récipient. Ça avait une forte odeur de plantes qui me donna la nausée.

- C'est tout ce que j'ai, tiens bon, me dit Amynduilas en me regardant devenir probablement toute blanche et en terminant par m'enrouler le bras dans le morceau de tissu.

Son visage devint alors flou puis ce fut l'obscurité totale.

***

Lorsque j'ouvris les yeux, j'étais allongée près du brasero. Amynduilas avait posé sa cape sur moi pour me tenir chaud. Mon bras ne me faisait plus souffrir, mais en me tâtant le front, je constatai que ma fièvre n’avait que très peu baissé. Je me redressai et cherchai mon compagnon du regard. Il n'était pas très loin, assis contre le mur, l'épée sur les genoux, la garde toujours dans la main, bien que près de la lâcher. Il s'était assoupi et je pouvais voir sa poitrine bouger au gré de sa respiration régulière.

Soudain, un frottement me fit tourner la tête, accompagné de la même sensation que j'avais eue quelques temps plus tôt. Je me levai lentement, allai vers le fond de la salle et plaquai ma tête contre le mur. L’effet de la pierre froide contre ma joue me soulagea un peu, car elle était encore brûlante. J’écoutai, à l'affût du moindre bruit. J'entendis alors un raclement, un bruit très net. Je reculai d'un pas, le cœur battant la chamade. Mon pressentiment s'intensifia tout à coup. Il y avait quelque chose de l'autre côté du mur, et ce n'était pas mon imagination.

Un petit cliquetis résonna tout à coup dans la pièce qui se mit à trembler, faisant tomber de la poussière du plafond. Je fis demi-tour et revins près d'Amynduilas, qui venait d'être réveillé par le bruit. Devant nous, le mur avait basculé sur le côté et il y avait à la place un nouveau couloir sombre.


- Qu'est-ce-que… ? s'exclama-t-il en se relevant et en se tenant prêt.
- Aucune idée, ça s'est juste ouvert, lui répondis-je en attrapant toutes mes affaires.

Je lui rendis sa cape et rattachai mon ceinturon avant d'en sortir mon épée. Nous nous tînmes prêts à accueillir ce qui pouvait sortir de l'ouverture, mais au bout d'une dizaine de secondes, rien ne se passait.

- Est-ce que tu te sens mieux ? m'interrogea-t-il tout en gardant les yeux rivés droit devant lui.
- Je… Ça ira pour le moment, mentis-je, bien que le peu de sommeil que je venais d’avoir m’eut redonné assez de force pour tenir debout et formuler des phrases cohérentes.
- Alors allons-y.

J'acquiesçai. Il ne servait en effet à rien de rester là à regarder ce couloir vide. Cependant, il était évident que quelqu'un souhaitait que nous passions par là. Etant donné que nous avions déjà découvert tout ce qu'il nous avait été permis de découvrir, nous n'avions pas tellement le choix. Amynduilas passa de nouveau devant. Quant à moi, je soufflai un bon coup, et espérai ne pas tourner de l'œil au mauvais moment.


Il était aussi inquiétant de remarquer que quelqu’un avait mis le feu à quelques braseros du passage

Ce couloir n'avait rien à envier aux autres, il était tout aussi humide et sombre. Néanmoins, alors qu'auparavant j'aurais pu jurer que rien n'avait remué la poussière au sol, cette fois ce n'était plus le cas. En effet, il y avait des traces de pas qui semblaient relativement fraîches un peu partout, et nous ne tarderions pas à rencontrer du mouvement. Au bout de quelques minutes, alors que nous inspections le couloir principal et les petites chambres funéraires aux alentours, nous entendîmes du bruit un peu plus loin et à mesure que nous avancions, nous nous rendîmes compte qu'il s'agissait d'une sorte de chant, répété inlassablement. Il était aussi inquiétant de remarquer que quelqu’un avait mis le feu à quelques braseros du passage.

Plus loin devant nous, il y avait une porte de fer entrouverte qui donnait sur la pièce d'où provenaient l'animation.


- Rosalynd, tu devrais rester ici, tu n'es pas en état de... commença à dire à voix basse Amynduilas en se retournant vers moi.
- Je viens avec toi, le coupai-je sèchement. Il y a sûrement assez de monde là-dedans pour nous deux, non ?

Il était hors de question qu'il me laisse seule en arrière. Je comprenais que compte tenu mon état, je n'allais pas être d'une grande efficacité, mais cela serait mieux que rien. Il soupira.

- Bon. J'espère seulement qu'il y aura un miracle et que les autres arriveront assez vite, c'est sûrement un trop gros morceau même pour nous deux.

Il était sur le point d'y aller quand je lui attrapai la manche pour le retenir.

- Ne te déconcentre pas cette fois. Je te couvre, lui dis-je en esquissant un léger sourire.
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 14 Mar - 7:13

PFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFFF

Comme d'hab, on reste en haleine hein !!!! GRRRRRRRRRRRRR

Tite sadique và ! Sad
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Orchys

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 14 Mar - 7:19

Lizeth a écrit:

(...) et pour ne pas tomber je m'appuyai contre lui.

(...) Je dus avoir un petit moment d'absence car je ne vis pas Amynduilas venir à ma rencontre.



Juste ce pitit détail qui te prouve tout simplement que je savoure tous les lundi avidement chacun de tes mots écrits avec art et amour geek
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Kemberg

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 14 Mar - 10:03

Encore un bien joli épisode, sombre et nous tenant en haleine.
Et l'haleine des nains, c'est quelque chose !


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Myrhendil

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Mar 15 Mar - 10:10

Orchys, la romantique !

Encore une fois tous les deux, seuls dans la tourmente ; qu'en adviendra-t-il ?
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Lizeth

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 21 Mar - 0:25

#31

La salle était plongée dans la pénombre. Seules quelques bougies avaient été allumées et se trouvaient en des endroits quelconques dans de petites niches creusées dans les murs. Au centre, cependant, il y avait deux braseros allumés qui entouraient un autel, ou bien était-ce un sarcophage, il était difficile de le déterminer depuis la porte de fer au travers de laquelle nous venions de jeter un coup d’œil.

Une dizaine de morts-vivants formaient un cercle autour de l'élément central et chantaient la litanie que nous avions entendue auparavant. L'air qui les entourait semblait vibrer et de temps en temps, une petite lueur mauve les entouraient et se dirigeait ensuite vers une silhouette située en face d'eux. Celle-ci portait un manteau sombre à capuche, et semblait en grande méditation. Un halo de la même couleur violette la faisait briller faiblement.


- Tu crois que c'est la même personne qui a enlevé Habricotine ? demandai-je à Amynduilas en chuchotant.
- Peut-être bien, me répondit Amynduilas de la même façon. Mais tout cela sent le piège à plein nez, on vient de nous attirer ici et je ne vois aucun comité d'accueil. Rapprochons-nous.

Des piliers séparaient la zone du rituel d'un couloir faisant tout le tour de la salle. Nous longeâmes les murs afin d'avoir un meilleur visuel sur la scène en cours. Une fois sur la gauche du personnage central, nous observâmes depuis notre cachette les nombreux ennemis devant nous. Ils étaient tous armés mais ne semblaient pas conscients de ce qu'il se passait autour. Je pensais que nous pourrions peut-être les tuer avant qu'ils ne reprennent leur esprit. J'allais en faire la suggestion quand j'entendis un bruit de chaînes derrière moi.

Trois morts-vivants se tenaient prêts à attaquer du côté d'Amynduilas. Du mien, je découvris qu'il n'y en avait qu'un seul. Je me rapprochai de mon compagnon, et dos à dos, nous observâmes nos ennemis.


- Le voilà, ton comité d'accueil, lui dis-je.

Mon adversaire n'était vraiment pas beau à voir. Il était complètement squelettique et portait encore ses vêtements de mortel, une tunique marron et quelques pièces d’armures. Une couronne sur la tête m’indiqua qu’il s’agissait probablement d’un seigneur. Il fit mine de pousser un cri, mais aucun son ne sortit de sa bouche béante, détail plutôt étrange. L'épée qu'il tenait dans sa main osseuse était dentée et passablement rouillée et je ne tardai pas à en sentir la puissance. Je parai l'arme avec la mienne, et donnai un coup de pied pour faire reculer mon ennemi. Je ne lui laissai pas le temps de redonner l'assaut et me précipitai vers lui. Il devait être fin bretteur de son vivant car il para nombre de mes attaques et en esquiva d'autres. Au bout d'un moment, je me fatiguai de son petit manège et tentai de percer ses défenses, vainement. Il allait falloir agir autrement. Je laissai volontairement une ouverture en baissant les bras, et le mort-vivant tomba dans mon piège. Il chargea, l'épée vers l'avant, et à la dernière seconde, j'esquivai et abattis la lame de mon épée sur son bras. Sans chair ni tendon, l'os coupa net. Son épée tomba au sol, avec le reste de son membre. Je profitai de sa surprise pour lui donner un coup de coude en plein milieu de son crâne. Et, désorienté, je le terminai en lui coupant la tête.


Il était complètement squelettique et portait encore ses vêtements de mortel, une tunique marron et quelques pièces d’armures

Jetant un coup d'œil vers le centre de la salle, je remarquai avec effroi que la silhouette qui faisait le rituel quelques secondes plus tôt n'était plus à sa place. Je la cherchai du regard pendant quelques secondes, et ne la voyant pas, décidai de reporter mon attention sur la suite du combat.

Amynduilas avait déjà mis à terre l'un de ses opposants. Il était maintenant en train de batailler avec les deux autres en même temps, mais ni lui ni eux ne semblaient prendre le dessus. Cependant, les morts-vivants n’étaient pas régis par les lois des êtres vivants, et alors qu'ils ne ressentaient ni la douleur, ni la fatigue, ça n'allait pas être le cas de mon compagnon.


- Hey, besoin d'aide ? interpellai-je Amynduilas en m’approchant de lui.
- Cela se pourrait bien, que penses-tu… de celui de droite ? me proposa-t-il
- Le plus charmant ! lui répondis-je en effectuant un puissant arc de cercle devant moi.

Sous le coup, mon ennemi se déporta sur la droite, vers un espace entre les colonnes. Je m'avançai et l'assénai de coup pour briser sa garde. Ce que je réussis à faire au bout d’un moment, avant de lui réserver le même sort fatal que mon premier opposant. Des os et des lambeaux de chairs pourries tombèrent au sol.

Je fis une rapide inspection de la salle, toujours à la recherche du personnage à capuche. Seuls les sbires continuaient de chanter en psalmodiant, encore en transe.


- Mais où est-il ? dis-je à voix haute en me retournant vers Amynduilas.

A ce moment-là, je vis une lueur violette derrière Amynduilas et une vague d'énergie le pousser violemment dans ma direction. L’onde me percuta également de plein fouet et nous nous retrouvâmes au sol près de l'autel au centre de la pièce, à quelques mètres d’écart l’un de l’autre. Je me cognai tout le côté droit sur les dalles de pierre.

Je voyais encore des petites étoiles danser devant les yeux alors que je tentais de me redresser. Une douleur me parcourut la jambe droite et j’espérai qu’elle n’était pas cassée. De plus, j'avais lâché mon épée pendant l'attaque et ne la voyais nulle part. Amynduilas était en train de se relever sur ma gauche et avait l'air de mieux se porter que moi, bien qu'il soit aussi un peu désorienté par la vague d'énergie.

Je me rapprochai de l'autel en rampant au sol et y découvris, assis contre lui mais inconscient, le corps de la personne que nous recherchions depuis tout ce temps.


- Moela ! m'exclamai-je en me rapprochant d'avantage. Moela, est-ce que tu m'entends ?

Je la secouai doucement, mais n'obtins aucune réaction de sa part. Elle avait le visage très pâle, et je m'inquiétai de sentir que sa peau était plutôt froide.

- Rosalynd, attention ! cria Amynduilas qui venait de se relever.

Au même moment, on m'attrapa par les cheveux et on me tira en arrière. Je sentis une lame en dessous du menton qui m'intimait à rester tranquille. Je pouvais voir Amynduilas pointer une flèche dans notre direction, prêt à tirer. Il jetait de temps en temps des coups d'œil vers les côtés pour surveiller le cercle des morts-vivants en transe.

Tout à coup, mon ravisseur éclata de rire. C'était un rire cristallin, et contre toutes mes attentes, féminin.


- Je te souhaite le bonsoir, Amynduilas. Je n’imaginais pas que mon plan allait fonctionner aussi bien, mais tout s’est déroulé exactement comme elle l’a dit.
- Qui êtes-vous ? Et pourquoi avoir déclenché tout ceci ?
- Voyons, voyons, Amyn, tu n’as pas encore compris ? Tu n’as vraiment pas encore reconnu la voix de ta douce et tendre femme ?

Je n’en crus pas mes oreilles, que venait-elle de dire ? Je vis Amynduilas froncer les sourcils. Il avait lui aussi l’air surpris, mais cependant, bien moins que moi. Il ne baissa pas son arme. De mon côté, j’essayai de garder l’équilibre sur ma jambe valide. L’autre commençait à me faire un mal de chien.

- Ne t’agite pas comme ça, chérie, me dit-elle à l’oreille en ricanant, tu risques de te couper.

Je sentis un désagréable picotement sous le menton indiquant que la lame venait d’entamer ma peau. J’inspirai à fond, essayant de me calmer et de ne plus bouger. Un gémissement de douleur m’échappa malgré moi.

- Ne lui fais pas de mal ! lui ordonna Amynduilas en baissant finalement son arc, bien qu’à contrecœur. C’est moi que tu veux, n’est-ce-pas, … Lissenka ?
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 21 Mar - 0:58



J'adore cet épisode geek

Les combats sont très bien écrits, il y a une excellente immersion et l'atmosphère y est palpable.

La complicité entre Liz et Amyn prends de l'importance, malgré le choix de ce lieu qui est peu propice à une romance champêtre hi hi

Nous retrouvons enfin Moela, mais le suspens quant à son état est insoutenable bounce

Mais surtout l'apparition de notre Lissenka en mégère jalouse est un vrai vent frais Razz

Merci Liz, bravo et vivement lundi prochain

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Kemberg

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 21 Mar - 11:20

"Sans chair ni tendon, l'os coupa net. Son épée tomba au sol, avec le reste de son membre. Je profitai de sa surprise pour lui donner un coup de coude en plein milieu de son crâne. Et, désorienté, je le terminai en lui coupant la tête."



Te voilà démasquée.......
Tu veux nous faire croire que tu es une romantique alors que tu es .....
UNE BARBARE !






Tu remarqueras que je ne fais pas de remarque avec :"tomba au sol, avec le reste de son membre"

C'est pas mon genre.
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Lizeth

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Ven 25 Mar - 21:03

J'ai profité du temps infini passé dans le TGV pour vous concocter une super suite. Préparez-vous pour lundi !!! Very Happy
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Sam 26 Mar - 8:55

Ya des troupes de guerre à la SNCF ?
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Sam 26 Mar - 9:13

Oui ça s'appelle des contrôleurs

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Sam 26 Mar - 10:30

Hé bien, la carriole partait à 10h46, j'arrive à 10h35 et sur un écriteau quelqu'un avait écrit qu'il y avait 40 minutes de retard, alors j'attends jusque 11h25 quand on nous invite enfin à monter dans le véhicule. On est parti à 12h10... manquant de ce fait 2 carrioles de correspondances. De justesse, j'attrape la 3ème, et je retrouve mon amie avec 1h30 de retard.

Les causes: Un rail cassé (je pense que c'était la faute des nains qui ont transporté trop de minerai) et une coupure de courant (alors là, on ne peut que blâmer les Gardiens des runes).

Donc, après c'était peut-être indirectement la faute des troupes de guerre, parce qu'elles se sont empressées de nous donner en compensation une boîte avec de quoi nous sustenter légèrement (lembas, eau pure, fruit en compote bio)


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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 28 Mar - 0:00

#32

Je ne connaissais pas le passé d’Amynduilas. Les quelques informations dont je disposais n’incluaient et n’expliquaient pas ce que j’étais en train de vivre. Les déductions que l’on pouvait faire dans ce genre de situation pouvaient aller loin, et être bien loin de la réalité. Je m’obligeai donc à ne pas conclure trop vite ce que je n’étais pas encore en mesure de comprendre.

- Je ne vais pas y aller par quatre chemins, reprit Lissenka au bout de quelques secondes. Je vais tout de suite t’exposer la situation. Il me suffit d’un battement de cil pour arrêter le cœur de cette chère Moela et il me suffit d’une légère pression sur ce poignard pour trancher la jolie gorge de ta petite amie. Evidemment, je pourrais les tuer toutes les deux tout de suite, mais je préfère te laisser le choix. L’une vivra, l’autre non.

Amynduilas restait de marbre et encaissait l’ultimatum. Quoi qu’il se fût passé, Lissenka désirait se venger d’Amynduilas, et la bonne nouvelle était que ça ne lui suffisait pas d’en finir tout de suite. La mauvaise, en revanche, était que je ne voyais pas comment nous allions résoudre le problème, vu le peu de marge de manœuvre dont nous disposions.

- Tu ne vas tuer aucune d’entre elles, déclara Amynduilas. Nous allons parler et régler tout ceci au c…
- CROIS-TU QUE J’AI FAIT TOUT CA POUR AVOIR UNE DISCUSSION AVEC TOI ??? piailla Lissenka. Je suis ici pour me venger ! Pendant que tes amis sont dehors occupés avec les morts des Galgals, je compte m’occuper de toi !
- Lissenka…
- CHOISIS AMYN ! Moela ta meilleure amie, ou cette Elfe que je tiens là, comment l’as-tu appelée déjà ? Rosalynd ? C’était attendrissant de te voir t’inquiéter pour elle, et rien que d’en parler, ça me donne envie d’en finir tout de suite !


"Je pourrais les tuer toutes les deux tout de suite, mais je préfère te laisser le choix."


Elle me bascula la tête en arrière en me tirant de nouveau les cheveux. Un frisson me parcourut l’échine, mais pas de ceux que l’on ressent lorsqu’il fait froid, ou même quand on se trouve devant quelque chose qui nous fait vraiment peur. C’était un frisson d’effroi devant la mort. Mais alors que je sentais la lame de Lissenka faire pression sur mon cou, une vive chaleur me brûla la poitrine, juste à l’endroit où se trouvait mon pendentif sous ma chemise. Ma vue se brouilla, et les sons me parurent lointain. J’entendais Amynduilas qui continuait d’essayer de raisonner ma tortionnaire, mais je n’arrivais plus à comprendre ses mots. Le temps parut ralentir jusqu’à se figer complètement.


- Souhaites-tu que je prenne la suite en main ? me susurra une voix dans ma tête.
- Peux-tu nous sauver toutes les deux, Moela et moi ? pensai-je.
- Si tu me laisses faire, oui, et bien plus.
- Comment comptes-tu faire, Chandra ?
- C’est une surprise…

Je me remémorai alors le moment où j’allais tomber de cet arbre. J’avais attendu l’impact et avais senti juste avant comme si l’on m’expulsait de mon corps, et tout était devenu léger. C’était à ce moment-là que Chandra avait pris possession de moi, et j’avais eu la désagréable impression qu’on venait de me voler, de me retirer tout ce que je possédais.


- Si tu acceptes volontairement, ça sera différent, me dit Chandra, en réponse à mes pensées. Tu aimeras peut-être ça.

Ce n’était pas comme si j’avais le choix. Celui d’Amynduilas lui était impossible et à moins d’un miracle, il allait falloir que je décide si oui ou non j’allais laisser cette créature prendre le contrôle de mon corps. J’étais tout simplement terrifiée, et en aucune façon prête à prendre tant de responsabilité. Mais avais-je vraiment le choix ? Au bout d’un moment, quelques secondes peut-être, je me résignai, et m’inclinai devant l’inéluctable. Je baissai ma garde, et laissai la place.


- Ainsi soit-il, déclara Chandra.

***

En effet, c’était bien différent. Consciente du processus, j’étais naturellement plus calme. J’étais debout près de là et j’observais. Je me vis agrippée aux poignets de Lissenka et je pouvais maintenant apercevoir son visage, déformé par la vengeance et pourtant, encore joli. C’était une Elfe au teint clair, les cheveux bruns, les lèvres fines. Le temps reprit peu à peu ses droits, et tout se remit en mouvement.

- Tu n’es qu’une idiote, Lissenka, m’entendis-je dire.

C’était une très étrange vision que de me voir prononcer des mots qui ne m’appartenaient pas. Ma voix était un peu cassée, et pas très forte. Il faut dire après tout que j’avais toujours un couteau sous la gorge.

- QU’AS-TU DIT ? s’offusqua Lissenka.
- Tu pensais que faire confiance à un esprit allait t’aider à te venger ? Qu’en pensera-t-il quand il saura que tu laisseras peut-être la vie sauve à cette jeune humaine ? Tu as interrompu le rituel, il doit déjà être au courant ! Mais qu’est-ce donc ? Est-ce le silence que j’entends ?

Je lus dans les yeux de Lissenka une surprise que je n’expliquais pas. Les morts-vivants étaient pourtant toujours en train de chanter tout autour de nous. J’étais d’ailleurs étonnée qu’ils aient continué leur litanie. De toute évidence, Lissenka, elle, ne les entendait plus, et semblait terrorisée de ce simple fait. Elle jeta des regards effrayés vers la droite et vers la gauche. Le pouvoir que Chandra me révélait était étonnant. Pouvait-elle vraiment endormir les sens de Lissenka ? Le contraire, en revanche, si cela était possible, m’inquiéta grandement.

Je pouvais ressentir le calme avec lequel Chandra exerçait son emprise sur elle, et cela lui paraissait tellement simple. Avec une telle pression, comment se faisait-il qu’elle ne m’avait pas encore tranché la gorge ? Je remarquai qu’elle ne tremblait pas de la main sur laquelle j’avais, ou devrais-je dire, sur laquelle Chandra avait la sienne.

Tout à coup, je me vis en train de fixer intensément vers l’avant. Je tournai la tête en suivant la trajectoire et me rendis compte que Chandra observait Amynduilas. Ce dernier regardait la scène avec les sourcils froncés. Quelques secondes plus tard, Chandra reprit à voix haute.


- Lissenka, l’interpella Chandra pour retrouver toute son attention, ce brasero est bien trop proche de toi, à force de jouer avec le feu, tu vas te brûler. Ta manche n’est-elle pas déjà en flammes ?

Soudain Lissenka poussa un affreux hurlement. Elle me lâcha les cheveux et me libéra totalement de son étreinte. Tandis que je me relevais et m’écartais d’elle, je la vis se tapoter le bras avec son autre main. Il n’y avait aucune flamme sur son manteau, mais à en croire ses cris, Lissenka était persuadée du contraire. A ce même instant, les morts-vivants cessèrent de chanter et se réveillèrent de leur transe. Lissenka avait probablement perdu le contrôle sur eux, et ils ne tarderaient pas à se rendre compte de la situation. Etrangement, Amynduilas était déjà prêt, banda son arc et tira quelques flèches. Ces ennemis étaient encore des proies faciles, et mon compagnon avait profité de cet avantage avant qu’il ne disparaisse totalement. Il transperça quelques crânes avant de sortir son épée de son fourreau et de se précipiter à l’assaut de ceux qui se rapprochaient du centre du cercle où nous nous trouvions Moela, Lissenka et moi.

Je m’approchai et vis dans mes yeux une sombre lueur de colère. C’était une couleur très sombre, qui me fit me rappeler du cauchemar que j’avais fait d’il y a deux jours. Etait-ce le même regard que j’avais eu dans cette salle bondée de monstres que je voyais là ? Si j’avais été dans mon corps, j’aurais probablement eu une boule dans la gorge. Qu’avais-je donc déclenché en laissant cette chose prendre possession de mon corps ? Lissenka s’était jetée à terre et tentait probablement d’éteindre des flammes imaginaires. Elle continuait de hurler à la mort et ses cris perçants additionnés des bruits du combat auquel Amynduilas participait commençaient étrangement à me remplir de désespoir. Je me sentis alors très las et fatiguée.


- Chandra, cesse ceci sur-le-champ, lui demandai-je mentalement en approchant la main de mon épaule. Celle-ci la traversa complètement et je ressentis une sorte de picotement désagréable.
- J’en aurais bientôt fini ici, déclara Chandra en n’arrêtant pas de fixer Lissenka.
- Non, ça suffit, Lissenka ne s’en remettra pas, tu vas la tuer, déclarai-je en ressentant tout à coup de la pitié pour l’Elfe devant moi.
- Elle allait tous vous tuer, pourquoi devrais-je arrêter ? N’était-ce pas cela que tu voulais ?

Chandra avait raison, quelques minutes plus tôt, j’aurais souhaité qu’elle paye pour le mal qu’elle avait fait à Moela, mais méritait-elle de finir comme ça ? Vraiment ?

- ARRETE TOUT DE SUITE ! criai-je tout à coup, et c’est avec stupéfaction que je me vis crier la même chose.

Amynduilas marqua une pause pour regarder dans ma direction et évita de justesse le coup d’épée de son adversaire. Il réagit instantanément pour décapiter le dernier mort-vivant encore debout. Je pus ensuite le voir de mes propres yeux. Il rangeait son épée mais gardait son arc à la main. Tout était fini.

La pression redescendue, j’avais retrouvé mon corps, et mes nerfs lâchant, je fondis en larmes en tombant sur les genoux. Lissenka avait arrêté de crier, elle était allongée sur le dos, et ne bougeait plus. Avait-elle perdu connaissance ou avait-elle perdu la vie ? Je n’avais pas la force de regarder. Du coin de l’œil, je remarquais qu’Amynduilas s’était penché au-dessus de Moela et lui caressait les cheveux. Elle avait ouvert les yeux et avait l’air très secouée. Tout en la réconfortant, Amynduilas me lança un regard triste que je ne réussis pas à soutenir.

Je préférai regarder les dalles de pierre du sol.


- C’est dommage, Lizeth, me murmura la voix de Chandra. Mais tu changeras d’avis, tu verras. Et j’ai tout mon temps.
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 28 Mar - 8:27

.
Hi hi hi , on dirait que cette Chandra qui utilise le corps de notre Liz sait utiliser La Voix des Bene Gesserit Razz


https://fr.wikipedia.org/wiki/Voix_de_Commandement_%28Dune%29

Ca risque de chauffer dans la suite de l'histoire....
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 28 Mar - 9:40

Je kiff cet épisode

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 28 Mar - 9:53

Cela m'a fait penser un instant à:



Mais, vu l'ambiance de tes textes, je pense plutôt à :





Comment Rosalynd va gérer sa relation avec Chandra ?
Il me tarde de le savoir.....
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 28 Mar - 10:40

Haaaaa, Mike Oldfield......

J'ai tous ces albums. Toute ma zeunesse ! (verse une larmoille nostalgique...)

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Mer 30 Mar - 8:02

Soon... *fond de musique épique*

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Mer 30 Mar - 10:33

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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Mer 30 Mar - 18:55

un peu etrange ton BG Liz...

mais bravo quand meme! cheers
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Sam 2 Avr - 21:18

Saura-t-on enfin d'où sort ce pendentif ?

Chandra ?
C'est fou, Orchys dit : "elle" et moi j'étais persuadée que Rosalynd était possédée par un être de genre masculin.

Et puis ? Est-elle vraiment possédée ou ne serait-ce pas une partie d'elle-même qui fait surface en cas de besoin ? Elle a quand même réussi à manifester sa compassion !

La suite, la suite...
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Dim 3 Avr - 8:21

Myrhendil a écrit:
Saura-t-on enfin d'où sort ce pendentif ?

Ah Myr, ce n'est pas un mystère sur ce point, le pendentif lui vient de son père qui l'a lui-même créé lors de son séjour à Célondim.

Myrhendil a écrit:
Chandra ?
C'est fou, Orchys dit : "elle" et moi j'étais persuadée que Rosalynd était possédée par un être de genre masculin.

Une femme de feu !

Myrhendil a écrit:
Et puis ? Est-elle vraiment possédée ou ne serait-ce pas une partie d'elle-même qui fait surface en cas de besoin ? Elle a quand même réussi à manifester sa compassion !

Mmmmmh, un peu des deux ? :p

Tu en sauras un peu plus demain, je fais d'ailleurs une petite réflexion sur le sujet Chandra.
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 4 Avr - 0:00

#33

J’étais assise à une table au fond de la salle du Poney Fringant. Il était assez tard et j’étais presque seule, quelques clients bavardaient dans un coin, Monsieur Poiredebeurré faisait ses comptes dans un autre. Je regardais le fond de ma pinte vide en repensant à tout ce qu’il s’était passé ces dernières heures.

Il y avait eu après la débâcle de Lissenka un long moment de flottement. J’étais bouleversée par la situation et épuisée physiquement et mentalement. Tandis que je recherchais mon épée parmi les cadavres de morts vivants, Amynduilas avait commencé une conversation avec Moela et je le remerciais intérieurement pour ne pas m’avoir noyée sous les questions. En effet, j’avais eu besoin d’être seule et à l’écart, pour rassembler mes idées et me remettre de cette aventure. Mais au moment de remettre mon arme dans son fourreau, cependant, le clic qu’avait fait la pointe de ma lame en atteignant le fond m’avait fait revenir à la réalité. Je m’étais alors rapprochée du centre de la salle et du corps de Lissenka, avais posé ma main couverte de bandages sur sa poitrine, et avais senti qu’elle était encore en vie. Après quelques échanges brefs avec mes compagnons au sujet de ce que nous allions faire avec elle, Amynduilas avait décidé que nous l’amènerions aux autorités de Bree où elles prendraient soin d’elle. Il avait transporté son corps et en silence, nous nous étions mis à chercher la sortie. Une fois dehors, le soleil était déjà levé, bien qu’invisible derrière les nuages, et nous avions fini par retrouver le groupe. Nous avions alors partagé les montures pour rentrer sur Bree car malheureusement, certains chevaux avait été tués pendant la bataille, ou avaient été abattus à sa suite pour leur éviter des souffrances inutiles après qu’elles eurent été mordues par des barghests. Une fois en ville, nous avions dû en acheter de nouveaux, mais devions cependant attendre leur livraison. J’en avais donc profité pour dormir un peu après que Shabb m’eut refait mon bandage et donné à boire une horrible potion de Lhinestad. Il m’avait dit qu’elle éloignerait la maladie, mais au lieu de cela, elle m’avait littéralement assommée.

A présent, j’étais en pleine forme et je pressentais devant moi une longue nuit blanche. Donc je ressassais, et j’en étais à ma quatrième pinte. J’espérais que cela me donnerait envie de dormir, mais mon cerveau allait encore à plein régime malgré la quantité de boisson ingurgitée. Je me demandais si Prosper n’avait pas coupé mes bières avec de l’eau, car j’y voyais encore bien clair. En effet, je vis très clairement Amynduilas apparaître depuis le couloir menant à l’escalier et vers les chambres, et serrer la main de l’aubergiste avant de lui donner quelques pièces. Il se dirigea alors dans ma direction, un sourire en coin sur les lèvres. Il portait une chemise beige clair, légèrement entrouverte, un pantalon noir et il avait relevé quelques-unes de ses mèches en une demi-queue de cheval, ce qui lui allait plutôt bien. Il emprunta un petit banc à une table voisine et s’installa en face de moi.


- Tu as perdu un pari contre Monsieur Poiredebeurré ? lui demandai-je en frottant mon pouce et mon index pour mimer les espèces sonnantes et trébuchantes qui venaient de passer d’une main à l’autre.
- Oh, non, disons que c’était pour quelque chose… de personnel, me répondit-il avec un léger sourire. Alors, comment vas-tu, Rosalynd ?
- Cela pourrait aller mieux. Et les bières aussi, ajoutai-je plus fort en levant mon verre à l’attention de l’aubergiste. Celui-ci leva les yeux de ses papiers et me regarda avec un air amusé.
- Je voudrais que l’on parle de ce qu’il s’est passé dans les Galgals, déclara Amynduilas tout à coup très sérieux.
- Il s’est passé beaucoup de choses dans les Galgals… commençai-je en perdant mon sourire et un peu de ma bonne humeur.

Un peu agacée qu’il commence la conversation sur une note aussi sombre, j’allais lui proposer diverses entrées en matière quand il me coupa.

- Elle m’a parlé… Chandra.
- Oh, réussis-je à dire, m’attendant à tout sauf à ça.
- Juste avant qu’elle ne s’en prenne à Lissenka, tes yeux se sont rivés sur moi, mais ce ne fut pas ta voix qui résonna dans ma tête. Avait-elle le contrôle ?

Il attendait ma réponse.

- Oui, affirmai-je finalement. Et que t’a-t-elle donc dit ?
- Qu’elle allait faire quelque chose pour se libérer et qu’il vaudrait mieux que j’élimine les morts vivants avant qu’ils ne se réveillent, me répondit-il. Il soupira avant de reprendre. A ce moment-là, j’ai dû réfléchir trop longtemps à son goût car quelque chose m’a alors forcé à prendre et à tirer la première flèche.
- Oh, Amyn, je suis terriblement désolée, dis-je avec une parfaite sincérité, posant mon front dans la paume de ma main. Je m’en veux tellement qu’elle t’ait impliqué dans cette histoire.
- Son pouvoir est incommensurable, Rosalynd, reprit-il quelques secondes plus tard. Cela m’inquiète beaucoup, tu dois me promettre que tu feras attention.

Il avança son bras et posa sa main sur la mienne. Je fus touchée par son attention et en oubliai presque de respirer.

- C’est promis, lui assurai-je, bien que je ne fusse pas convaincue moi-même par ces mots.

En effet, je ne savais pas si j’allais pouvoir réussir à garder le contrôle si Chandra venait à refaire son apparition dans mon esprit. Mais ce qui me préoccupait le plus était que malgré le fait que je l’avais arrêtée, j’avais encore cette sensation de pouvoir et de maîtrise qui me picotait les entrailles. Chandra me laissait là un cadeau qui, bien que j’en sache la teneur en poison, me tendait des bras grands ouverts. Je m’étais également sentie moins irritée depuis ce matin, comme si la faire se manifester avait fait baisser une certaine pression. J’imaginais alors que plus je la ferai attendre, plus mon état s’en ferait ressentir. J’étais donc au centre d’un mécanisme dont je ne pourrais avoir que peu de contrôle.


- Et cette Lissenka ? lui demandai-je afin de changer de sujet. Folle histoire… laissai-je alors en suspens, à moitié entre la déclaration et l’interrogation.
- Il n’y a pas grand-chose à expliquer, c’est une rencontre que j’ai faite il y a bien longtemps, qui s’est crue le droit de profiter d’un moment de faiblesse. La même faiblesse résultant de ce que je vois sur cette table, ajouta-t-il en montrant les chopes devant moi.

Je piquai un fard, et ce n’était pas résultant de la bière.


- Depuis, je préfère m’abstenir, conclut-il en croisant les bras.

J’eus soudain besoin d’air. Je me levai de mon banc et commençai à me diriger vers la sortie. Amynduilas se leva à son tour et me retint par le bras.


- Hé, me dit-il doucement, c’est toi qui voulait savoir cette folle histoire… Pardonne-moi si je t’ai froissée, ce n’était pas mon intention. Mais où vas-tu comme ça ?
- Je vais voir la véritable origine de ta faiblesse, lui dis-je en le regardant droit dans les yeux. Et si j’étais elle, je ne souhaiterais pas te voir, donc non, tu ne peux pas m’accompagner, débitai-je ensuite, anticipant ses prochaines questions.

Il ricana brièvement puis me sourit. Ce n’était pas la réaction que j’attendais. Levant les yeux au ciel, je me retournai et repris mon chemin. Je n’avais pas vraiment pensé que j’irai voir Lissenka, mais maintenant que j’étais dehors, cela me sembla une bonne idée. La prison n’était pas à côté de l’auberge, mais il me suffirait de suivre les grandes voies pour y accéder. Je l’avais aperçue la veille alors que nous allions vers les quartiers pauvres à la recherche de la petite fille qui avait enlevé Moela. Il ne me fallut donc que quelques minutes pour y arriver. C’était un grand bâtiment lourdement gardé et dont la fonction ne pouvait être équivoque. Les gros barreaux de fer mis de côté, il y avait de nombreux piloris et carcans à la vue du public, et quelques bandits y étaient attachés pour montrer l’exemple.


Je m’approchai de l’entrée quand je m’arrêtai net. Passant au travers de la grille principale, et sous le nez et la barbe des gardes, qui ne la voyaient pas, la petite fille à la tresse rousse sautillait en affichant un large sourire. En me voyant, elle passa sa main devant la bouche et pouffa de rire. Elle m’envoya alors un clin d’œil avant de se sauver par la droite. Devant mon expression de surprise, les gardes se jetèrent des regards interrogateurs. Quant à moi, je m’interrogeai plutôt sur les raisons de sa visite en cet endroit. Il ne pouvait être question que de Lissenka, et forçant le pas je m’introduis à l’intérieur de l’édifice.

- Hé vous, là, ce n’est pas un horaire de visite ! me héla le gardien.
- Je viens voir l’une de vos pensionnaires, une fille qui… commençai-je.
- Vous êtes sourde ou quoi ? Je vous ai dit que ce n’était pas un horaire de visite, revenez demain !

Tout à coup, nous entendîmes du bruit sur la gauche. Il s’agissait de plusieurs voix de femmes qui criaient. On n’arrivait pas à en comprendre un mot.

- Mais qu’est-ce que c’est encore que tout ce tapage ? ronchonna mon interlocuteur. Restez-là, vous !

Je le vis contourner son bureau pour aller dans la direction d’où provenaient les cris. Après avoir regardé à droite et à gauche – il n’y avait que très peu de personnels à cette heure –, je le suivis à bonne distance. Il s’agissait de l’aile des prisonnières. Quelques torches servaient d’éclairage et je pus voir le visage de quelques-unes des femmes enfermées ici. Elles étaient pour l’instant toutes collées à leur barreau et tentaient de voir dans une cellule un peu plus loin. A mesure que j’avançais, je pus écouter plus clairement ce qu’il se disait.

- … elle a crié tout à coup !
- Qui ça ?
- La nouvelle !

Je pressai encore plus le pas, et m’approchai de l’attroupement de quelques gardes dont la majorité était des femmes. L’agitation me permit de me faufiler entre tout le monde et de voir ce qui se trouvait dans la cellule. Je portai la main à ma bouche, réprimant un cri de surprise.

Lissenka était au sol, elle avait les deux mains près de son cou où j’y vis quelques lacérations. Son visage était figé en une grimace grotesque, ses yeux grands ouverts et terrorisés. Elle ne respirait plus. Les autres détenues essayèrent toutes de raconter ce qu’elles avaient vues, mais cela ressemblait plutôt à un brouhaha sans queue ni tête.


- Toi, là, maugréa le gardien de l’entrée en s’approchant de la cellule voisine et d’une prisonnière qui aurait eu bien besoin d’un brin de toilette. Qu’as-tu vu ?
- La folle s’est mise à hurler, puis elle s’est étranglée toute seule.
- Toute seule ?
- C’est ça, toute seule. Au moins, elle nous fichera la paix maintenant, elle nous a saoulées toute la journée avec ses histoires à dormir debout. Une petite princesse par-ci, un joli prince par-là… c’était écœurant !

Certaines d’entre elles ricanèrent. Quant à moi, j’en conclus que la petite Abigail était venue chercher son dû. Elle l’avait trouvé et était tout simplement repartie. Je quittai la prison sans demander mon reste et retournai à l’auberge, un poids sur le cœur.
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MessageSujet: Re: Lizeth Heliandil   Lun 4 Avr - 8:16

Ca fait du bien de temps en temps, un épisode calme, sans cliffhanger Arrow

Il faut bien que notre Liz se repose un peu geek

Va-t-elle dormir seule ? Ou se réveiller à nouveau à côté d'une boule sous la couverture, sans oser zieuter et s'enfuir ?

Santééééé l'Elfette geek
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